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Chapitre Titre Sommaire
I Ce que l’on dit de Dieu sans la connaissance de la signature est muet et insignifiant ; dans le composé humain se trouve la signature selon l’être de tous les êtres La signature — Les trois formes de la Nature — Les trois principes
II De l’opposition et du combat dans l’être de tous les êtres La médecine des trois règnes — Les trois premières formes en l’homme et dans le monde physique — L’alchimie — L’orage
Citations Page Chap. Concept
Secondement, nous disons que la signature ou forme n’est point l’Esprit, mais le corps de l’Esprit de même qu’une viole qui, si on ne la touche et ne la fait point vibrer, ne laissera entendre aucun son ; la Nature formelle ou signature n’est qu’une Essence muette, viole accordée avec justesse, qui, sous les doigts habiles de l’Esprit de la volonté, rendra des harmonies merveilleuses, selon la propriété des cordes émues. 9 I
(…) c’est ainsi qu’un homme ou une bête, quoique naturellement enclins au bien ou au mal, se déterminent pour l’un ou pour l’autre contre leur tendance lorsqu’ils subissent une réaction extérieure assez forte ; et le méchant dégrade souvent plus encore sa complexion externe quand sa complexion interne est émue ; c’est ce qui arrive lorsqu’un Bon émeut cet instrument interne par son désir de charité ; ou au contraire, lorsque le Méchant agit par sa force colérique sur la complexion interne du Bon, la colère en ce dernier se réveille. 10 I
(…) nous la voyons dans la force du soleil, convertir en une agréable douceur l’âcreté d’un fruit amer ; une bonne plante dans une mauvaise terre ne peut montrer sa vertu, et un bon se gâte au milieu des méchants. (…) 10 I
toutes choses enfin, sont marquées extérieurement selon leur structure interne. 11 I
C’est ainsi que les bêtes féroces, lorsqu’elles ont été domptées, ne montrent plus leur caractère primitif, lequel ne reparaît que s’il est fortement ému ; alors, tout l’artificiel et l’acquis lui font place et disparaissent. 11 I
Là, est le fondement de la médecine, c’est-à-dire l’art de tempérer les essences l’une par l’autre, et de les mener toutes vers une santé harmonieuse ; sans cette lutte, il n’y aurait point de nature ni de volonté, mais un néant éternel ; car la volonté cause le mouvement, lequel tend au repos et s’excite lui-même en le cherchant. 12 II